jeudi 7 novembre 2013

LE PRÉFET FAVORABLE AU PROJET DE VILLAGE D’INSERTION DES ROMS À MONTPELLIER !

Après avoir reçu ce lundi la presse écrite, c’était au tour des TV, radios et sites d’actualité d’être les invités du Préfet de la région pour un déjeuner en préfecture ce mardi. Pierre de Bousquet a bien voulu exprimer sa position sur le projet de village d’insertion des Roms sur la commune de Montpellier qui compte, selon la préfecture 450 Roms sur Montpellier et son agglomération. 

"Je crois qu’il est vain d’imaginer que toute la population d’origine Rom à vocation à repartir dans son pays d’origine et donc nous devrons intégrer ceux qui le souhaitent véritablement et qui présentent des capacités à s'intégrer dans notre pays. Montpellier et son agglomération, ce sont 450 000 habitants avec 1000 habitants nouveaux tous les mois, la ville a certainement la possibilité de les intégrer et faciliter l’intégration de ces personnes. Ce village d’insertion est un moyen de favoriser leur intégration, il offre à la fois une structure d’habitation et des capacités d’accompagnements, c’est une solution à laquelle les élus de ce territoire ont pensé et qui certainement devrait être reprise".

Village pour les Roms, La ville a lancé une enquête sur la création d’un village pour les Roms 
Désireuse de sortir d'une situation humainement inacceptable et sensible au mécontentement exprimé par les riverains de ces campements, la ville, en collaboration avec la Préfecture, travaille sur un projet de village d'insertion pour cette population. "Ce village, qui accueillera une vingtaine de familles (soit 80 personnes au total), sera un site d'accueil provisoire en attendant que l'intégration économique et sociale des familles leur permette d'évoluer vers le logement de droit commun" détaille Serge Fleurence, 1er adjoint au maire. Le terrain d'environ 3 500 m², sera équipé d'une vingtaine de modulaires de types F3/F4 avec équipements sanitaires et cuisine. La gestion du terrain sera confiée à un prestataire pour assurer le gardiennage et la sécurité du village. En échange, les familles choisies et accueillies s'engageront à respecter le règlement intérieur et la tranquillité du voisinage. Une contribution symbolique aux charges de leur logement leur sera demandée (environ 50€/mois si les personnes sont sans emploi et ensuite indexée sur leur salaire lorsqu'elles accèdent à un emploi). Considérant qu'elle aura réalisée, avec ce village d'insertion, sa part de l'effort en direction de cette population, la ville de Montpellier entend ensuite demander le démantèlement de tous les campements illicites situés sur son territoire.

Thierry Boussarie WebEditeur de voussaveztout.com