dimanche 16 février 2014

"On assiste à une offensive de milieux extrémistes comme on n’en avait pas connu depuis longtemps contre les valeurs de l’école - la raison, l’égalité, la laïcité… Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de l’école. Il y a un siècle déjà, elle a dû se défendre contre des mouvements qui protestaient contre la mixité et contre la laïcité. Ce qui est paradoxal aujourd’hui, c’est que des dirigeants républicains et prétendument laïcs se joignent à ces attaques. Je pense à M. Copé qui l’a fait à deux reprises. Il a d’abord été ambigu lors de la journée de retrait, qu’il n’a pas fermement condamnée. Puis, dimanche, il a attaqué un ouvrage en créant à nouveau des amalgames. C’est une dérive qu’il faut arrêter, car même si le mouvement de retrait ne concerne que 71 écoles sur 48 000, il met en cause la légitimité de l’école. Sans doute ces dirigeants font-ils des calculs politiciens à courte vue : ils tentent de faire le lien avec des mouvements extrémistes dans la perspective des municipales, et plus globalement pour des échéances politiques futures." Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, dénonce les attaques répétées contre l’école, venues des extrêmes et de l’UMP.